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- 12 09 2008
bordel j'avais fais de truc qui ont disparus GRRRRRRRRRRRR
 
course d'endurance - 11 09 2008

Courir est le propre de l'Homme



Serions-nous plus intelligents grâce à nos talents de coureurs de fond ?





L'homme est né pour courirL'anthropologue D. Lieberman et le spécialiste de la locomotion animale D. Bramble ( chercheurs américains du département de biologie de l'université de l'Utah ) affirment que c'est par la course d'endurance que nous sommes devenus des hommes.







L'homme , par ses caractéristiques anatomiques favorables à la course longue , aurait adopté un comportement de charognard endurant il y a 2 millions d'années , ce qui lui aurait permis de survivre et de se démarquer des grands singes .




Le révélateur : Le ligament nucal.



Ce ligament est une large bande de tissu qui court à l'arrière des cervicales et permet de stabiliser la tête et de maintenir l'équilibre pendant la course. Les singes en sont dépourvus.



Ce ligament laisse une trace sur le squelette . Il a été observé sur les fossiles du genre Homo, mais pas sur ceux du genre Australopithèque plus anciens.



Il semble que ce ligament est indissociable de l'aptitude à la course de l'homme et de son évolution .



homme coureurL'homme moderne possède d'excellentes qualités d'endurance alors qu'il est un piètre sprinter en comparaison du reste du règne animal.L'homme a une vitesse maximale d'endurance de 23,4 km/h alors que le cheval plafonne à 21,6 km/h. Même au galop, peu d'animaux sont capables de suivre le peloton des meilleurs marathoniens.







Mais le ligament nucal n'est pas le seul responsable de ce talent pour l'endurance.



tendon d'achilleDes pieds à la tête l'homme est un "animal coureur" . Le tendon d'Achille permet d'emmagasiner de l'énergie lors de la pose du pied au sol pour le restituer ensuite lors de la propulsion, ce qui permet d'économiser près de 50% du coût métabolique de la course.



Les singes n'ont pas de tendon d'Achille. Seuls les gros mammifères ou les animaux habitués à courir en possèdent.



Les mêmes observations peuvent être faites pour les muscles ( fessiers volumineux ), le pied (long avec voûte plantaire et orteils courts), les articulations (larges surfaces permettant d'absorber les chocs), et les glandes sudoripares sur toute la surface du corps (évacuation de la chaleur).






Cette aptitude est apparue il y a 2 millions d'années.



Les premiers signes d'adaptation à l'endurance se sont développés il y a environ deux millions d'années, soit au moment de l'émergence de l'Homo erectus.



Cet ensemble de caractéristiques déjà décrit, grossier au départ, s'est affirmé par la suite, montrant ainsi que la course était de plus en plus utilisée, la marche seule ne pouvant pas expliquer toutes ces adaptations.



L'homme s'est-il mis à courir pour fuir ou pour attraper quelque chose ?



Pour chasser, il n'avait pas encore inventé les armes et n'étant pas rapide, il ne pouvait rattraper ses proies. Le plus simple pour lui était d'imiter les charognards. Ainsi après observé le vol des vautours , indice de nourriture , grace à ses capacités d'endurance l'homme arrivait avant les hyènes et les chiens sauvages . Observation et endurance faisaient la différence .



Cette hypothèse permet de comprendre comment l'endurance a autorisé l'accès à un régime plus riche en protéines et en graisses. Les plus endurants devenant ceux qui se développaient le mieux.

Cette hypothèse permet aussi d'expliquer nos facultés mentales car un régime riche en protéines favorise un développement cérébral plus rapide.


 

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