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BreizhRunner : coureur breton de trails

(3290 mots dans ce texte )  -   lu : 2149 Fois     Page Spéciale pour impression

Nous retrouvons aujourd'hui breizh_runner qui a bien voulu se prêter au jeu de l'interview

SOLEIA :
breizh_runner, bonjour et merci de m'accorder cette interview

La course à pied, pour toi, ça a commencé à quel âge et comment ?






BREIZH_RUNNER :
Tout d'abord merci à toi Soleia pour cette interview.
Si je fais abstraction des mercredis avec les cousins et les copains où nous partions à droite à gauche pour repousser les limites de notre univers, alors je découvris réellement la course à pied au collège durant les cours d'EPS.
C'était simple, on me demandait de courir et je le faisais, mais sans entrain particulier. Pour autant j'étais toujours dans les premiers, voire premier. Je trouvais la course à pied ennuyeuse et comme beaucoup disent : "à quoi cela sert de courir s'il n'y a rien à attraper ?"


SOLEIA :
Courir sous la contrainte, on a tous connu ça ! Pour toi, quand la contrainte s'est-elle muée en envie ?
 
BREIZH_RUNNER :
Il y a eu différentes phases. J'ai commencé, quand j'étais au collège, par suivre des cours de boxe dite éducative... façon de parler. Après avoir été malmené au début j'ai commencé à progresser, mais en boxe il faut un sacré rythme cardiaque pour enchaîner les trois minutes de round. L'entraîneur qui s'occupait de nous me demanda de faire une séance de course à pied par semaine, ce que je fis. Tous les samedis matins je partais faire environ 10 kilomètres entre la campagne et la zone industrielle nord, parfois je courais sur les
voies de chemin de fer abandonné, enfin il parait que non, elles étaient plutôt très peu utilisées, mais je ne m'en rendais pas compte.
Dans un sens je faisais déjà du trail à l'époque mais sans le savoir.
Et effectivement cela m'a beaucoup aidé de courir.
L'épisode boxe dura deux ans et demi, il fut profitable, mais il faut reconnaitre que c'est un sport dans lequel on reçoit toujours des coups même si on devient bon. Je n'étais pas masochiste à ce point et donc je n'ai pas cherché à continuer.
Le déclic arriva vers la classe de seconde si je ne me trompe pas, toujours en EPS, il fallait faire N tours de stade pour un temps donné. Il y avait quelques gars qui faisaient de l'athlé en club et sans trop savoir pourquoi je me suis mis dans leur groupe. Ils allaient à une vitesse de fou, mais pourtant j'ai tenu bon en restant collé à eux. Une fois fini j'étais mort, les jambes tétanisées mais j'avais adoré cela.
Tous les samedis matins je retournais courir mais cette fois en cherchant la vitesse.
Jusqu'au jour où j'ai découvert qu'on pouvait se "shooter" en courant. Cette sensation grisante qui se produit après plusieurs kilomètres. C'est difficile à expliquer mais c'est comme si le corps et l'esprit étaient séparés. Je pouvais forcer autant que je voulais sans ressentir la fatigue ou la douleur. Tous les samedis matins j'avais rendez vous avec mon dealer et je "m'envoyais en l'air".


SOLEIA :
Les fameuses endorphines
Est-ce pour avoir une dose encore plus forte que tu as accroché un jour un dossard ?

BREIZH_RUNNER :
A vrai dire, le dossard je l'ai accroché une fois en classe de 5e, on m'avait poussé à m'inscrire à un 3 km. Il s'agissait de la course du viaduc Jules Verne à Amiens. Les jeunes pouvaient participer au 3 km. Nous étions 884 au départ et honnêtement je n'étais pas du tout préparé à ça. Je suis parti de la fin du peloton. Et comme tu t'en doutes je me suis retrouvé bloqué, donc j'ai passé toute la course à slalomer jusqu'à l'arrivée. Et sur le retour (donc en croisant les autres, vu qu'elle se faisait sur un viaduc), je vois des gamins qui traversent directement. Au final j'ai fini 174/884 (j'ai encore le diplôme qu'avait édité la DDE ainsi que la petite médaille ).

Mais la foule et la tricherie m'ont dégoûté et je n'ai plus jamais voulu refaire de compétition, de toute façon je ne voyais pas l'intérêt de me mesurer aux autres.

Donc j'ai continué à rechercher les endorphines tout seul dans mon coin, jusqu'à arriver durant un été à faire un 10 km un jour sur deux. Et un jour durant une sortie j'ai ressenti une légère douleur dans le genou à laquelle je n'ai pas vraiment prêté attention, je me sentais tellement invincible à cette époque. Malheureusement une fois sorti de la douche je m'aperçois que je ne peux même plus plier le genou, c'était très douloureux et ça m'a handicapé pendant 3 jours. A 19 ans, le 10 km nature que je faisais en un peu moins de 40 mn à cette époque, c'était fini pour moi, d'ailleurs la course à pied en général et le sport. Repos et médecin du sport n'y ont rien changé. Je ne pouvais même plus aligner 1 à 2 km sans sentir la douleur qui revenait et qui risquait de me bloquer le genou plusieurs jours. Dans un sens ça m'a vraiment cassé moralement, je me sentais diminué.


SOLEIA :
J'imagine bien ta frustration. L'arrêt total a duré longtemps ?

BREIZH_RUNNER :
L'arrêt fut long, même trop long.

A cette même époque j'avais rejoint ma Bretagne et je me suis mis au VTT, mais il faut savoir que pendant 3-4 ans même après des sorties en VTT je ressentais une légère douleur dans le genou. Donc me remettre à la CAP me semblait impossible. Je me suis essayé à des sports moins violents pour mes pauvres os. Je ne savais pas nager, donc j'ai apprivoisé l'eau et appris à nager tout seul, jusqu'à finir par prendre des cours de plongée et finir avec palmes et tuba en mer à explorer les petites criques des côtes d'Armor. Un peu d'escalade pour combattre le vertige, et bien sûr le VTT.

Puis il y a eu Toulouse où j'ai dû aller pendant un an pour travailler. Je ne sais pourquoi, mais il y avait la forêt de Buzet au nord qui m'attirait. Donc sans trop savoir ce que je faisais, je m'y rendais le dimanche matin et je trottinais au début 2-3 km pas plus. Parfois la douleur revenait, donc je finissais en marchant et je rentrais. Puis progressivement j'arrivais à faire environ 10 km mais je sentais que ce n'était pas encore ça, même s'il y avait du mieux. Au bout d'un an je suis revenu en Bretagne. J'ai recommencé le VTT et peut-être une fois par mois, voire tous les deux mois je me risquais à un petit 10 km en forêt. Bref, on ne pouvait pas vraiment dire que j'avais repris la course à pied. Au final un arrêt total de presque 6 ans plus 3 ans de pseudo course.

Puis le déclencheur se produisit en 2008 suite à un gros accident de voiture sur la voie expresse, dont je suis heureusement sorti indemne. Je ne sais si c'est le fait de l'accident et d'avoir besoin de me prouver quelque chose, mais des collègues m'avaient parlé de la Taulé-Morlaix. Course à laquelle je décidais de participer. Je me disais en moi-même tant pis tu la feras et tu ramasseras ton genou à la fin et, contre toute attente, mon genou a tenu et il tient encore. Même si des fois je m'estime être probablement en sursis.

SOLEIA :
Est-ce pour cette raison (préserver ton genou) que tu as une nette prédilection pour les trails ? Il me semble en effet n'avoir lu qu'un seul CR sur route de ta part ?

BREIZH_RUNNER :
Exactement, j'ai remarqué que les supports en terre, voire légèrement empierrés ne laissaient pas de séquelles... bien que je sais maintenant qu'après un certain nombre de kilomètres (tout de même conséquents) ce n'est plus tout à fait vrai. Et il est vrai qu'après avoir goûté à mon premier trail, je n'ai plus voulu faire de route même si cela impliquait des chronos moins bons. Mais cette prédilection pour les trails vient aussi et surtout du fait que cela permet de courir dans la nature. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'une communion avec la nature, mais plutôt d'une façon de se ressourcer, mais pour cela il faut être à l'écoute ce qui n'est pas toujours évident durant une course.



SOLEIA :
Parlons justement de ton actualité trail. Tu as bouclé récemment l'Aber Wrach...
 
LIEN VERS CR DE L'ABER WRACH

40 km... Etait-ce ton premier trail de cette difficulté ? Peux-tu nous parler de la préparation qu'il t'a demandé ?

BREIZH_RUNNER :
Si l'on prend en considération la distance, le support de course et les quelques réjouissances du parcours, alors oui c'est mon premier trail de cette difficulté. Ma précédente distance "conséquente" était de 32 km mais sur un parcours beaucoup plus plat.
Pour ce qui est de la préparation j'ai été confronté au dilemme suivant.
Courir beaucoup et risquer la blessure (par exemple le genou mais aussi la sciatique qui est toujours là, même si elle est plus ou moins mise en silence grâce aux semelles orthopédiques). Ou alors courir peu sans se blesser mais arriver insuffisamment préparé.
J'ai donc choisi un juste milieu, habituer le corps à un effort long tout en lui laissant le temps de récupérer (micros lésions osseuses et musculaires).
Donc tout a été misé sur des sorties longues de 2 h à 3 h tous les week-end. Ce qui amenait au maximum à une sortie trail de 3 h pour 30 km avec un D+ de 1000 m le tout avec les gourdes autour de la taille afin d'être en condition de course. Plus une séance de fractionné en milieu de semaine pour maintenir la VMA.
Le lendemain des sorties longues si le corps répondait bien, je sortais le VTT pour une sortie de 40 km.
Et les autres jours de la semaines, exercices de musculation spécifique.
Je suis conscient que les aficionados vont sauter au plafond en lisant ma préparation, en disant qu'il m'aurait fallu bien plus de kilomètres. Mais pour autant je pense que certains plans d'entraînement demandent bien trop de kilomètres et accroissent le risque de blessures.
Je dirai que l'aspect sur lequel j'ai péché durant la préparation c'est tout simplement l'alimentaire, j'aurais dû faire bien plus d'essais durant mes sorties pour trouver ce que mon organisme supportait le mieux. Pour éviter des échecs (même si je suis arrivé au départ avec un handicap) comme l'Aber Wrach il me faudra progresser au niveau alimentaire en dépit du fait que je dois avoir un estomac "fragile".


SOLEIA :
Gageons que tu seras au point pour l'édition 2011
Mais pour l'instant, quelle est la suite de ton programme pour les semaines/mois à venir ?

BREIZH_RUNNER :
Je vais revenir sur du court avec deux courses importantes pour moi. Le trail de Guerlédan (20 km) fin mai, ce sera une découverte en vue d'une participation future au 57 km d'ici un an ou deux. Il s'agit de l'un des trails, voire LE trail le plus dur de Bretagne. Et mi-juin une revanche à prendre sur le 20 km de la traversée de la baie de Saint Brieuc. Et d'autres petites courses déjà faites l'an dernier et pour lesquelles j'espère améliorer ou confirmer mon chrono. Cela veut dire une préparation plus axée sur la technique, le dénivelé et la vitesse.


SOLEIA :
Chapeau pour ce super objectif que je te souhaite d'atteindre !

Je t'ai préparé un petit QCM... (ndlr : on ne se refait pas )

- courir pour toi c'est AVEC ou SANS musique ?

BREIZH_RUNNER :
Toujours sans musique car j'aime ressentir tout ce qui est autour de moi. Le bruit du vent dans les arbres, les oiseaux qui chantent, le pas d'un cervidé ou un lapin qui détalle à mon passage. Et sur les courses, j'apprécie d'entendre la foulée des autres coureurs, leur respiration (même si ça m'a déjà joué des tours mdr).


- courir un 100 bornes : un REVE ou de l'INDIFFERENCE ?

BREIZH_RUNNER :
Je suis très impressionné par ce qu'ont fait Hubert et Pascal ce week-end, cela vaut aussi pour les autres cent bornards du site bien sûr. Pour autant je ne considère pas un marathon ou un 100 km comme un but à atteindre ou le Graal du coureur. Ce qui m'attire avant tout c'est l'image que je perçois de la course, du parcours... De ce fait étaler 42 km 195 ou 100 km sur du bitume c'est bof bof pour moi. Pour autant j'espère être capable un jour de faire les 92 km (ce n'est pas tout à fait 100 km, mais dans le trail c'est dur d'avoir des comptes ronds ) "Sur les Traces du Loup Aux Pieds Verts" dans les monts d'Arrée (29). Mais comme tu le disais dans ta question, il s'agit plus d'un rêve qu'autre chose. Car déjà il faut un bon CV pour pouvoir y participer et en plus je suis à des années lumière d'avoir le niveau pour la faire et encore plus de faire certaines des courses de moindre kilomètrage qui me donneront mon ticket d'entrée.


- Une bonne bouffe la veille d'une course : OUI sans hésiter ou NON y'a course demain ?

BREIZH_RUNNER :
Comme je peux parfois être gourmand je couperai la poire en deux et je dirai : "une bonne bouffe la veille à midi"
Le soir il faut oublier sinon je ne dors pas du tout, depuis que je fais un repas léger la veille au soir j'arrive à mieux dormir.


- Entre les deux ton coeur balance : ENDURANCE ou FRACTIONNE ?

BREIZH_RUNNER :
En fait suite à de nombreuses incitations sur le site pour que je me mette à faire du fractionné, je m'y suis mis il y a environ 3 mois.
Au rythme d'une séance par semaine le midi, pas grand chose : une séance de 10 x 30/30 au début et maintenant 40/25. Au début j'ai vraiment souffert, je ne parle même pas du passage de 30/30 à 40/25. Mais pour finir j'y trouve un certains plaisir, on tape fort mais cela ne durera jamais longtemps et par conséquent la fin est toujours proche. Mais je crois que les fractionnés m'ont pas mal aidé dans l'amélioration de mes derniers chronos.
L'endurance bien sûr... comment s'en passer, tout dépend à quelle vitesse on la court, mais ce n'est souvent que du plaisir et cela ressemble plus à de la balade.
Donc au final je dirais les deux, endurance et fractionné.


SOLEIA :
As-tu un souvenir de course inoubliable dans le positif comme le négatif ?

BREIZH_RUNNER :
En fait c'est paradoxal mais je pense que même des pires galères je n'ai retiré que du positif.
Mon souvenir le plus fort c'est sur les 32 km de l'Estran. Cheville tordue dès le départ, deux belles chutes ensuite, au 20e kilomètre vomissements et crampes d'estomac. Bref ce jour-là je crois que j'ai cumulé toutes les galères possibles, d'ailleurs j'ai pratiquement fini dans les tous derniers. Pourtant sur le dernier kilomètre il y avait un enfant tétraplégique de l'IME en fauteuil roulant sur le bord du sentier et qui avait la main posée sur la rambarde. Je peux te dire que lorsque tu vois ça, tu relativises toutes les petites galères que tu viens de vivre et tu comprends la chance que tu as de pouvoir courir.

Je pense que c'est dans la souffrance que l'on tire les plus belles leçons d'humilité, de courage et de détermination. Il faut laisser une part de soi pour avoir quelque chose en retour, jusqu'à maintenant je dirais que l'échange a toujours été équitable.


SOLEIA :
Difficile d'enchaîner après ta dernière réponse !
Que t'apporte la fréquentation d'un site comme PCaP ? Je crois savoir que tu as pu rencontrer déjà bubo57. As-tu un message à faire passer aux PCaPien(ne)s pour les inciter à venir courir dans ta région ?

BREIZH_RUNNER :
Déjà je te félicite pour le site PCaP que tu fais vivre et animes (même si tu es secondée). Lorsque j'ai repris la course il y a un an et 8 mois maintenant j'ai fureté sur le net pour trouver des infos et des conseils. Il y a de nombreux sites de CAP sur la toile, mais je dirais que PCàP est le seul à être aussi vivant et où il y a un bon état d'esprit. Vis à vis du site je ne m'exprime pas autant que certains, en particulier dans le fil du jour, mais bon chacun est différent, expansif/extraverti ou introverti/timide. Pourtant j'avoue que j'aime venir lire le fil du jour, les comptes rendus de course. C'est sympa de voir la progression de certains ou comment ils gèrent leur passion de coureurs. Et au final il y a toujours quelque chose à apprendre des autres, une idée à piquer, une technique à essayer. Et à force de fréquenter le site on a un peu l'impression de connaitre les gens enfin, pour ce qui est de leur passion surtout.

La rencontre avec Bubo57 a été super, c'est vraiment un gars gentil et qui n'hésite pas à donner des conseils. J'ai eu beaucoup de chance de tomber sur lui pour une première rencontre PcapPassion Course A Pied mdr !

Donc inciter les PCaPiens à venir courir en Bretagne non non faut pas venir il y a déjà assez de touristes et d'Anglais comme ça par ici mdr.
Je plaisante bien sûr. Ce serait avec joie que j'aimerai rencontrer d'autres membres de PCaP sur la Bretagne Nord. En tout cas pour ceux qui aiment le trail je peux leur dire qu'entre le 22 et le 29 ils n'auront que l'embarras du choix et avec des très beaux parcours et pour tous les niveaux.

Après je regrette parfois qu'il n'y ait pas plus de Costarmoricains ou de Nord-Finistériens sur le site. Mais historiquement il y a eu un autre site 100 % Breton à la base et qui est beaucoup plus ancien que PCaP, ceci expliquant sûrement cela. Mais même si c'est un super outil, il est bien moins vivant que PcapPassion Course A Pied.


SOLEIA :
Merci beaucoup à toi, Breizh_runner de nous avoir parlé de toi, de ta passion de courir. Je crois savoir que tu as couru un nouveau trail ce jour alors... bravo

LIEN VERS LE CR DE LA RANDO MUCO


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