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Index du Forum » » Un goût d'amertume ? Une course ratée ? » » Marathon de Monaco : 42 km de souffrance, une course au mental - souvenir de l'édition du 14/11/2004
AuteurMarathon de Monaco : 42 km de souffrance, une course au mental - souvenir de l'édition du 14/11/2004
soleia
47315       
 éclaireur
 Coureuse

soleia
  Posté : 31-12-2006 11:28

Ce marathon, je bloque toujours dessus et ne suis pas encore prête à le refaire un jour...

Tout avait pourtant si bien commencé !

Je retrouve Pataclop et sa famille + A. sur l'autoroute samedi après-midi. Nous nous suivons jusqu'à Monaco où nous allons récupérer nos dossards...

Puis nous passons la soirée dans un restaurant. Menu pâtes, n'est-ce-pas : raviolis sauce tomate et... le dessert : des tagliatelles au beurre. Le patron est éberlué ! On se dit que le dessert, le "vrai", on en profitera après la course.

Nuit à l'auberge de jeunesse pour A. et moi... dans le dortoir de 8 lits, la 3e occupante est rentrée sur les coups d'une heure du matin et a perturbé un peu notre endormissement. Plus les bruits de couloir. Plus la clarté extérieure car il n'y a ni volets, ni rideaux. Mon sommeil est haché.

Je me réveille au petit matin avec des nausées, transpiration subite... oh la la... ça va pas du tout

Non, ça va pas du tout... Je suis prise de diarrhées avant de quitter l'auberge... stress, gastro, grippe Oh, non, pas aujourd'hui... n'importe quel jour mais pas aujourd'hui

Stress supplémentaire : nous cherchons désespérement l'hôtel de Pataclop, il y a deux Etap'Hôtel dans un petit périmètre, nous ne sommes pas devant le bon.

On finit par récupérer Pataclop, nous avons 30' de retard sur le timing prévu.
Stress supplémentaire : je me fais flasher dans un tunnel peu avant Monaco... zut et rezut... 20 ou 25 km/h de plus que la limite autorisée

Nous voici enfin au stade Louis II, ce sont les derniers préparatifs, je dois retourner aux toilettes... la situation ne s'arrange pas du tout pour moi

Ajoutons à ça que j'essaie de manger et, à la moindre bouchée de Gatosport avalée, les nausées me reviennent... j'abandonne le gatosport... on verra bien.

Nous prenons la navette pour rejoindre la ligne de départ, il reste 15' avant le début de la course et... je me rue à nouveau sur les toilettes...

Pourvu que sur la course, je n'aie plus de problème...

Je retrouve 3 copains d'un autre forum et... c'est parti.

Il fait beau, le public nous acclame, les premiers kilomètres, un peu en descente, se passent bien.

On fait une boucle dans Monaco et vers le 5e km, j'aperçois un copain du club qui m'encourage (il est lui-même venu s'aligner sur le 10 km). Mais je souris à peine et lui lance "je suis malade".

Pataclop et A., je ne les ai même pas vus au départ. J'ai fait les 4 premiers km avec 2 copains partis aussi sur les bases de 4 h et je suis déjà décrochée.

Je n'ai rien dans les jambes, j'ai l'impression que je me suis prise le mur... dès le départ

Un autre copain un peu derrière moi me rattrape, nous faisons quelques km ensemble... vers le 9e km - 54' je formule à haute voix l'idée qui me trotte dans la tête depuis un moment : "j'ai envie d'abandonner !". Le copain me dit qu'il faut tenir, d'apprécier le paysage, nous sommes un peu avant Menton, nous longeons la mer.. oui le paysage est superbe, mais je ne suis pas dans la course

Je me fixe l'objectif d'aller jusqu'au 21e... là où A. avait repéré (sur le plan de la course) une tente de la Croix Rouge. Je vais jusque là et j'abandonne. Tant pis !

Dans la montée vers le 21e, dans un tunnel, les meneurs d'allure de 4 h 30 me rattrapent et m'encouragent à les suivre. Je ne tiens que 500 m et je ralentis encore un peu.

De l'autre côté, le flot des coureurs redescend, je tape dans la main de A., un copain m'encourage (il semble bien parti pour finir en 4 h), je tape dans la main de Pataclop, je vois encore un autre copain qui m'encourage...

Au 21e, arrêt toilettes.
Je reste ou je repars ?
J'aurais du abandonner.
Et puis je me dis que je me suis préparée 11 semaines et qu'il faut aller au bout.

Je repars. C'est un peu en descente mais très vite, je m'arrête et JE MARCHE pour la première fois.
Ensuite, ce sera une alternance de marche et trot.

Nous sommes un petit groupe de coureurs fatigués, on court ensemble, on se lâche, on se rejoint.
Seul objectif de tous : aller au bout, coûte que coûte.

Vers le km 27, un gentil spectateur me prête mon portable. Je peux appeler ma famille et les informer de mon état, je dis que je vais essayer de finir, sinon je prendrai la voiture balai...

Ensuite, c'est la grande descente, mais je n'arrive pas à courir Mes jambes ne répondent pas, je n'ai pas l'impression de m'être entraînée pendant tant de semaines, je ne sais plus courir, je n'ai jamais couru... je ne sais plus rien...

La montée du 31e et km suivants... n'est pas plus difficile que le reste du parcours pour moi : je marche, je trottine, je marche, je trottine...

Les km défilent péniblement, je commence à avoir froid, je veux en finir, le décompte "plus que 9, plus que 8, plus que 7..." s'installe et les km me paraissent de plus en plus longs.

C'est enfin l'arrivée sur le stade, il reste 400 m, mes jambes veulent seulement maintenant répondre à mon cerveau et je finis le tour dans l'allure que j'aurais du maintenir toute la course...

C'est fini. J'ai mis à peine moins de 5 h 12.

Je vais me faire masser les cuisses et mollets et je retrouve tout le monde sur les gradins.

Nous cherchons un peu la voiture, on ne sait plus à quel niveau on est garés... le sol était-il jaune, vert ou bleu
Les traits sont tirés, personne n'a envie d'aller au restau, de toute manière, à 15 heures... tout est maintenant fermé !

Le retour en voiture sera très pénible. Je suis gelée, mes yeux se ferment et je dois m'envoyer des claques sur les joues pour me tenir éveillée et rentrer à bon port saine et sauve

Une fois à la maison, je grelotte. Un bain bouillant n'y fera rien, j'avale deux doliprane et me couche à 18 h 30. Pour me relever le lendemain vers 7 h. Ce n'est pas la forme éblouissante côté estomac. J'ai sans doute un peu de fièvre.

Ah mes jambes ?
Elles vont très bien, merci !

Comme si elles n'avaient pas couru un marathon hier.

Je vais probablement aller voir le médecin et faire un bilan sanguin, puis lui parler de ce stress qui me prive de tous mes moyens.

Bah, heureusement que j'en ai vu d'autres et que je sais que je m'alignerai sur d'autres courses de distances diverses, y compris sur marathon !


PS : c'était bien une gastro...
2e PS : finalement, je n'ai pas reçu de PV


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Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas.
(Romain Rolland)

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steph82
874    
 meneur
 Coureur

steph82
  Posté : 31-12-2006 12:38

leçon de courage!bravo car mentalement c'est dur dur!

"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur."
www.cabirac.org


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soleia
47315       
 éclaireur
 Coureuse

soleia
  Posté : 31-12-2006 12:48

Avec le recul : du courage, l'inconscience, de l'entêtement inutile

Mais il est vrai qu'en marchant-trottinant sur la moitié du parcours, je ne risquais pas grand chose

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Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas.
(Romain Rolland)

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yannels
33   
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 Coureur

yannels
  Posté : 28-01-2007 01:02

pour moi qui est un jeune coureur de 6 mois et qui a la ferme intention d'en courir un en 2008, ben...ça fait peur!

etre si bien entraineé et le souffrir comme ça ,ça doit donner une sacrée leçon!, mais bravo...On s'y croirait...J'etais cuit rien qu'à te lire...

"on ne fait pas pousser une plante en tirant sur ses feuilles"...

  Profil  
soleia
47315       
 éclaireur
 Coureuse

soleia
  Posté : 28-01-2007 06:57

Oui, mais la majorité des courses se passent bien, je te rassure

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Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas.
(Romain Rolland)

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